1992 - 1994
Microsoft confirme avec Windows 3.1, et se modernise avec NT 3.x
1992
:
-
Avril 92 : Microsoft Windows 3.1 :
Succède à
Win 3.0 : Multifenêtres et Multitâches coopératif. Corrections des erreurs,
amélioration de la stabilité (très critiquée avec raison ! à cause des
fameuses UAE), API Win16.
Plus de 1000 améliorations par rapport à Win 3.0
Et plus rapide !
http://www.scedu.umontreal.ca/sites/histoiredestec/histoire/chap7.htm
Les plus de Win 3.1 :
OLE (copier avec liaison), Drag and Drop (tirer lâcher), polices True Type,
économiseur d'écran, interruption des applications, multimedia, réseau,
rapidité, gestionnaire de fichiers, groupe de démarrage,
- Microsoft achète une société
Canadienne commercialisant "Network Courier e-mail"
- Microsoft édite Mail 2.0, puis 2.1, puis 2.1a et jusqu’à 2.1e (précisément
le nom du produit était Microsoft Mail for PC Networks).
- Octobre 92
: Windows pour
Workgroups 3.1 (in
English,
Windows for Workgroups, WfW)
WpW = Windows
pour groupes de travail (moins de 10 PC). Le meilleur OS client réseau sur PC
à l'époque. Après OS/2, mais sur OS/2 pas assez de logiciels :(
Du coup le gestionnaire de réseau, Lantastic, qui avait un beau succès les
années précédentes, ne résistera pas longtemps
aux fonctions réseaux incluses dans les WpW livrés préinstallés en OEM sur bien des PC.
Windows pour Workgroup 3.1 est une évolution de Windows 3.1, dotée de
capacités de communication, dont les fonctions simplifient la transmission
et le partage d'informations entre collaborateurs. Devient le meilleur
client réseau de l'époque pour serveur Netware, et client serveur en petit
groupe de travail. Les pilotes réseaux sont passés en mode 32 bits (plus
fiable, plus rapide, et libérant de la mémoire conventionnelle sous 1 Go).
En fait, ce "Windows réseau" possède un support réseau intégré, compatible
avec LAN Manager de Microsoft et constitue donc un développement particulier
de LAN Man.
C'est aussi le début du "peer to peer networking" facile avec Microsoft, ou
le réseau sans serveur avec liaison directe d'ordinateur à ordinateur.
Les protocoles de réseau local livrés en standard sont NetBEUI et IPX.
Il fallait se procurer TCP/IP.
WpW pouvait s'installer sur un PC 80286, avec une carte graphique, avec
MS-DOS 3.3 minimum, et occupait 10 Mo sur le disque. Mais il fallait au
moins un 80386SX, pour profiter de ses nouvelles fonctions, comme le partage
de fichiers et d'imprimante, exigeant le mode 386 étendu.
Grâce au NetDDE, il
est possible de lancer une application sur une autre machine, et de lui
demander d'effectuer certaines tâches. Par ce biais, WpW permet de partager
les ressources disques et imprimantes d'une station, mais aussi ses
capacités de calcul. Mais il ne faut pas en attendre les performances des
Named Pipes de LAN Manager, par exemple.
L'interface fait de plus en plus le travail d'un OS. Sauf les services du
système de fichiers qui fait encore appel au DOS. La version WpW 3.11
proposera ce service en accès fichier 32 bits. Cette version sera grandement
améliorée pour aboutir à Windows 4.0 en 1995 (= Win 95 avec son API Win32 !).
Microsoft s'est arrangé pour rendre Win 3.1 incompatible avec son concurrent
DR-DOS ! selon certains ... hasard ou volonté ?
Il y a eu 2 WpW : 3.10 et 3.11 (comme il y a eu Win 3.10 et Win 3.11)
Il a eu la vie longue :
generation-nt.com/windows-3-microsoft-fin-integration-actualite-183011.html
-
Microsoft OLE, Object Linking and embedding, liaison et incorporation
d'objets : Technologie qui permet de transférer et d'échanger des
informations entre applications.
-
IBM lance OS/2 version 2.0, 32 bits pour au
moins des processeurs i386
:
L'interface graphique rompt avec la précédente ; grande souplesse de
personnalisation et représentation pleinement iconique.
Comme avec le MacIntopsh d'Apple, on n'a plus à se soucier de l'arborescence
: une application, un dossier peut être déplacé où souhaite l'utilisateur !
Le multitâches est vraiment préemptif et çà marche très bien ! Chaque
application continue de travailler qu'elle que soit celle sur laquelle on a
la main. Windows 3 est très loin derrière en performances et ergonomie !
Supporte les anciennes applications pour Windows 2, chose que Windows 3 ne
fait même pas !
http://www.emsps.com/oldtools/ibmos2v.htm
-
Les premiers compatibles PC 486, des
IPC, sont
vendus en France grâce au réseau de 16 agences IPC, quelques mois avant
Compaq et 40% moins cher ! souvenirs ! j'ai eu la chance d'être le
responsable de l'agence de Besançon.
-
Internet : Le nombre de réseaux interconnectés dépasse les 7500, et le
nombre d'ordinateurs y dépasse le million.
- Novell Netware 4.0 et son annuaire hiérarchique et distribué NDS
(Netware Directory Service). Les débuts ont été délicats. Vite remplacé par
la 4.01 !
C'est seulement 8 ans plus tard que Microsoft livrera sa version d'annuaire
concurrent, AD 1.0 sur Win Server 2000 !
- Une pile réseau ISO est écrite et implémentée sur un Unix par l'équipe
Bull de Grenoble.
Effort inutile car le standard de fait TCP/IP est déjà bien installé sur la
planète réseaux !
- Dans les années 80, l'association Microsoft-IBM et 3 Com
pour le développement de logiciels réseaux avait abouti en 1985 au logiciel
réseau
MS-Net pour MS-DOS 3.1.
Ce MS-Net avait évolué en une gamme de logiciels serveurs sur OS/2 : LAN Manager,
co développé aussi avec 3Com. LAN Manager était basé sur le noyau MS-Net et proposé à des
constructeurs en OEM à partir de 1985.
Il en avait résulté en 1989 environ des versions plus
ou moins compatibles qui s'appelaient toutes LAN Manager 1.0.
Ces versions étaient décevantes en sécurité et performances.
A cette époque, LAN Manager comportait 2 versions : 1 sur DOS-OS/2 et 1 sur
Unix (Xenix).
De nombreux réseaux, tels que IBM LAN Server, DEC Pathworks et 3Com
3+Open, reposaient sur la technologie Microsoft LAN Manager.
Puis Microsoft a de nouveau contrôlé la création de la version 2.0, tandis
que plusieurs constructeurs se sont retirés en laissant LAN Manager 2.0 et
IBM LAN Server 1.2
La famille de ces systèmes gestionnaires de serveurs et réseaux s'est donc
agrandie en 1992 à :
LAN Manager 2.1 développée par Microsoft, 3Com et Compaq. Supporte TCP/IP.
IBM Lan Server 1.2.
LAN Man sur Unix écrite par AT&T et HP.
Et DEC avec Pathworks.
- histoire
de la micro en 1992
1993
:
- janvier 93 : Winsock 1.1 = la Socket Windows = API, le standard universel des
Sockets BSD
d'Unix adaptées pour les applications TCP/IP sur Windows.
Plus tard Winsock
2 fonctionnera aussi sur ATM, IPX/SPX et le sans-fil.
1 socket = 1 prise logique de connexion à l'adresse du triplet : adresse IP,
proto de transport, port.
http://support.microsoft.com/default.aspx?scid=kb;fr;462959
http://www.guill.net/index.php?cat=6&prg=10
http://www.frameip.com/winsock/
- Microsoft LAN Manager 2.2. Version avant son successeur NT Server 3.1. LAN
Man est encore lancé et exécuté par OS/2 1.31. OS/2
amélioré pour le réseau mais vieillissant.
-
octobre 93 : Microsoft Windows NT 3.1 et NT 3.1 Advanced Server
(NT AS).
Un nouveau système d'exploitation moderne, première version. Conçu pour les
architectures client serveur, et pour le long terme. Basé sur une nouvelle
technologie, New Technology.
Première version
notée NT 3.1 !
A l'époque Windows 3.1 régnait sur les PC de bureau. L'interface utilisateur
était la même, mais l'architecture totalement différente !
Et le marketing Microsoft voulait profiter du succès de Win 3.1 pour aider
ce nouveau Windows NT à démarrer, et rassurer les clients à évoluer vers NT
sans changer leurs applications. Encore un coup malheureux du marketing Microsoft
qui augmentait la confusion sur un marché bien trop rapide pour tout le
monde !
Win NT est destiné aux postes de travail haut de gamme, et il dispose des
fonctions réseau d'égal à égal.
Win NT AS est le produit pour les serveurs de partage de ressources,
ou d'applications client serveur comme les base de données. On lui
reproche l'absence d'un redirecteur Netware ...
La version NT AS remplace Lan Manager qui tourne sur une veille
version d'OS/2 (OS/2
est supporté désormais seulement par IBM, mais sans grand succès commercial, en plus OS/2 1.x est limité à 16
Mo de RAM ! pas assez pour un gros serveur, mais à cette époque ...).
NT est aussi une synthèse des avancées systèmes réalisées dans les mondes Windows, Unix, VMS
et grands systèmes.
Première incursion dans les services réseaux d'un produit original
totalement Microsoft (fonction de partage de fichiers et d'impression).
Cette version multi plateforme (Intel X86, MIPS R4X00, Digital Alpha, ...) comporte encore de
nombreux bogues. Elle aura du mal à s'imposer ... face à Novell Netware qui
régnait en maître sur les réseaux ... pour encore quelques années !
À cette époque
Windows NT a été le projet le plus ambitieux entrepris par Microsoft. 5 ans
de développement. 4 millions de ligne de code, et 6 pour NT AS.
Un héritage prestigieux avec des ingénieurs émérites et responsables tels
que :
David Cutler (VMS, Digital)
Richard Rashid (MACH, Université Carnegie Mellon)
Jim Allchin (StreetTalk, Banyan)
Paul Leach (RPC DCE, Apollo)
http://ntfaqfr.com/ntfaq/core6.htm#core6
Jusqu'au succès de Win 3.0 en 1990, Microsoft et IBM travaillaient ensemble
sur OS/2, le système d'exploitation de seconde génération, qu'ils voulaient
imposer à la place de MS-DOS (et IBM PC-DOS !).
Devant le succès de Win 3.0, Microsoft a décidé d'abandonner la suite des
développements OS/2 (version 1.x à l'époque) à IBM. Et de se consacrer à
fond à un nouvel OS : NT ! totalement nouveau, avec de grandes ambitions !
Une autre raison, technique cette fois, est que les premiers développements
d'OS/2 ont été imposé par IBM, sur µ Intel 80286, au grand dam de Microsoft
qui trouvait ce processeur bien insuffisant !
En effet, le 80286 n'est pas 32 bits, et son adressage mémoire est limité à
16 Mo de RAM ! Si bien, que Lan Manager, plus tard, tournant au-dessus de
OS/2 1.x, sera limité à 16 Mo de RAM ! pas beaucoup pour un OS serveur de
réseau !
Enfin un OS Microsoft sérieux : plus besoin de MS-DOS. Vrai noyau inspiré de
VMS et d'UNIX, autour du micro-noyau MACH, multitâches préemptif,
multi-threads, multi utilisateurs par le réseau, interface graphique au look
and feel de Win 3.1, un annuaire d'utilisateurs, des groupes, sécurité
centralisée, etc ..
La HAL, couche d'abstraction du matériel, dépendante du processeur, permet
d'exécuter NT 3.1 sur d'autres architectures juste en adaptant la HAL :
MIPS R4xx, Digital Alpha AXP, et bientôt IBM-Motorola PowerPC. Cependant les applications
doivent être recompilées pour la plate forme cible. on se retrouve donc avec
le même problème que les logiciels pour les Unix !
Seules la version sur Alpha sera une alternative commerciale et puissante
avec les années ... jusqu'en 2000 où toute autre plate-forme sera finalement
abandonnée avec NT 5.0 (Win 2000) !
Cible : les PME. La concurrence : Novell Netware 3.11, leader du marché des
OS serveurs réseaux. Et çà va marcher, hélas pour Novell !
MicroSoft considère son nouveau système d'exploitation comme la plateforme
idéale des années 90. Win NT combine la simplicité des applications Windows
avec les possibilités d'un OS haut de gamme, supportant les applis MS-DOS,
Windows et Win 32 bits, ainsi que les logiciels en mode texte d'OS/2 et
POSIX.
Le but affiché de MicroSoft est la simplicité d'utilisation. Information at
your fingertips, l'information au bout des doigts, complète l'autre ambition
de Bill Gates, un ordinateur sous OS Microsoft dans chaque bureau et chaque
foyer !
Il faut reconnaître que Microsoft a grandement simplifié et popularisé
l'informatique. Pour les gens qui n'ont connu l'informatique que par Win 9X,
cela ne leur dit pas grand chose ! Mais pour ceux qui ont transpiré sur le
DOS et autres terminaux rébarbatifs ... oui !
Windows NT est un système d'exploitation 32 bits. Il est multi-tâches
préemptif, ce qui signifie que c'est le système d'exploitation, et non les
applications, qui contrôle l'allocation de temps CPU, empêchant à une
application de planter le système d'exploitation.
NT sait gérer plusieurs processeurs, fournissant ainsi du vrai Multi-tâches,
avec la technologie SMP (symmetrical multiprocessing), ce qui signifie que
les processeurs partagent toutes les tâches.
Il est enfin possible de sécuriser ses fichiers à l'abri des autres
utilisateurs de son PC, avec NTFS.
Ce système de fichiers contient des fonctions étendues de gestion des
données, possèdes des fonctions hot-fix (réparation à chaud), et un
programme complet de restauration, pour rétablir rapidement l'intégrité des
données. Le NTFS crée un "transaction log" quand il agit sur les fichiers.
La version Advanced Serveur a en plus des fonctions RAID : mirroring,
duplication des données ...
L'accès aux programmes peut être réglementé pour chacun des utilisateurs.
La protection par mot de passe est impossible à violer pour les
utilisateurs. Cela correspond à la norme américaine C2.
NT est modulaire et repose sur les concepts de Mach, OS développé par
l'université Carnegie-Mellon :
- micro-noyau
- OS protégé
- OS service
- API
- OS modulaire et en couches
- Multitâches préemptif : le temps système n'est plus soumis à la bonne ou
mauvaise volonté d'une application ! Mais le temps machine est géré
rigoureusement par un Ordonnanceur (scheduler),
grand décideur interne, et qui gère les demandes d'exécution des processus
en attente.
Architecture 32 bits, avec un modèle plat de mémoire (pas de segments).
NT supporte l'échange rapide des données entre plusieurs processeurs et
processus. Les "Local Procedure Calls" permettent des performances
supérieures et une conception maîtrisée de l'ensemble.
NT support le multiprocessing symétrique : les performances peuvent être
augmentées par l'ajout d'un processeur.
NT assure la protection des données en mémoire et leur intégrité grâce à la
protection de la mémoire : chaque processus a une partie de mémoire qui lui
est réservée.
- multitâches préemptif pour les applis 16 et 32 bits.
- Interface réseau TDI (entre niveau 4-5) et NDIS 3.0 (niveau 2) du modèle
OSI.
Sur NT, seul l'OS a un droit de plein accès aux ressources matérielles. Les
applis ne peuvent adresser directement le matériel : donc pas de jeux
optimisés pour la vitesse sur MS-DOS ! Mais on a une bien meilleure
stabilité !
NT supporte différent type de réseaux comme Novell Netware ...et peut donc
s'intégrer dans les réseaux existants. Cela fait partie d'une conception
d'ensemble baptisée WOSA (Windows Open System Architecture) et a été
développé en commun par des constructeurs en vue comme Digital, Novell,
Banyan et Microsoft.
Les ressources minimales d'installation, exigeantes pour l'époque, vont
freiner son envol commercial
: PC
486, 16 Mo de RAM, 100 Mo de disque, lecteur CD-ROM. La configuration des
grosses ventes étaient à cette époque en 93 plutôt autour du 486SX25, RAM 4
Mo, pas de CDROM.
Mais il s'agit vraiment d'un nouvel OS conçu de façon modulaire et basé sur
la notion de micronoyau. NT hérite de certaines propriétés d'Unix, de DEC
VMS, combinées à la notion de micronoyau du système
Mach.
Différences entre
Windows NT 3.1 et Win NT Advanced Server 3.1 :
Win NT supporte jusqu'à 2 processeurs.
La version NT AS
peut gérer jusqu'à 4 processeurs.
NT AS contient l'ensemble des fonctionnalités de NT plus l'administration
centralisée de tous les serveurs NT, Lan Man, et des stations NT.
Administration globale des utilisateurs et profils. Tolérance de panne,
serveur d'accès distant, services d'impression avancés, réplication
automatique de répertoires des serveurs, connectivité pour les MacIntosh,
etc
Windows
NT aurait pu s'appeler Lan Manager 3.0 si le partenariat IBM Microsoft
s'était poursuivi !
Les serveurs LAN Manager et les serveurs d'applications Windows NT Advanced
Server pouvaient se trouver sur le même réseau, avec le même protocole
NetBEUI.
On pouvait migrer de LAN Manager au nouveau NT avec de simples outils
fournis.
MS-DOS et son icône dans NT
3.x, non, ce n'est pas MS-DOS, mais une émulation !
Horrible icône MS-DOS dans les NT 3.1 à 4.0 qui induit en erreur même les
techniciens !
Enfin fallait rassurer les clients pour leurs applications.
cette idiotie a disparu à partir de Win 2000, et c'est appelé
proprement "Invite de commandes" ;)
"command.com" appelle la VDM (machine virtuelle ou émulation) MS-DOS dans
une fenêtre. Ce n'est pas le vrai DOS ...
"cmd.exe" appelle l'interpréteur de commandes 32 bits NTx, capable de
détecter la bonne machine virtuelle à lancer, ou l'API à utiliser !
- sortie de
MicroSoft Word 6 pour Win 3.1
- Intel Pentium
60
- Apparition de la commutation, niveau 2 OSI, couche liaison aux données :
redirige les trames sur un port Ethernet, selon leur adresse de destination
physique (MAC) (commutateurs = switches).
-
Novell Netware 4 et
NDS, premier annuaire hiérarchique de gestion réseau sur PC.
-
NCSA
(National Center for Super
Computing
Applications) de l'université de l'Illinois, à Urbana-Champaign,
lance le premier navigateur graphique :
Mosaïc, le premier navigateur Web au monde (sur le protocole HTTP 1.0 ).
NCSA
Introduction au Web sur Internet
Mosaïc sera le
fondement de Netscape Navigator quelques temps plus tard. Netscape sera
racheté par AOL en 1999 ... à cause de la gratuité de MS IE. De toute façon,
IE était invendable tellement il était en retard technique jusqu'à la
version 5 par rapport à Netscape Navigator !
-
Avec le Web sur Internet : début de la croissance très rapide d'Internet
dans le monde des entreprises, puis des particuliers à partir de 95.
- Apple Power Macintosh
- La croissance du Web est foudroyante
: de 50 serveurs http en janvier 93, on passe à 500 en octobre de la même
année, et en mars 95, le trafic http dépasse le trafic FTP sur l'Internet
(qui compte alors plus de 4 millions d'ordinateurs connectés).
- Entreprise
Netscape fondée par Jim Clark pour commercialiser Navigator.
Bref historique des
navigateurs Web
Intro Web
- 09/93, Microsoft Mail 3.2,
version française, pour réseaux de PC : serveur de messagerie électronique,
pour tous serveurs de fichiers autorisant le partage de fichiers en réseau,
comme Novell Netware, LAN Manager, Windows NT, Win NT Advanced Server, IBM
PC-LAN ou 3Com 3+Open, MS-DOS 3.3, OS/2 (même une machine Unix ou VMS vue
comme serveur de fichiers). La base de données de messagerie est stockée
dans une zone partagée du serveur de fichiers. Ce mode de fonctionnement est
appelé messagerie à base passive. C'est aussi appelé le bureau de poste.
Les utilisateurs peuvent utiliser un logiciel client fourni pour MS-DOS,
Windows, Apple MacIntosh, OS/2 Presentation Manager.
Passerelles avec X400, SMTP, Fax et PROFS !
MS Mail est basé sur l'infrastructure MAPI développé avec DEC, HP, etc ...
MAPI = Messaging Application Programming Interface
- Windows pour
Workgroup 3.11, novembre 93 :
Améliorations réseau en clients de NetWare et
Win NT + Meilleure stabilité.
http://www.scedu.umontreal.ca/sites/histoiredestec/histoire/chap7.htm
- En 1993, Marc Andressen implémente le
navigateur Mosaic sous l'environnement X-Window, qui est largement
utilisé dans le monde de la recherche. La diffusion de Mosaic marque le
début du développement exponentiel du Web en dehors de son contexte
d'origine vers le succès qu'on lui connait. Malgré ce succès, il faut
cependant reconnaître que le Web est loin de réaliser la vision de Ted
Nelson, et que son développement rapide a imposé de figer des standards et
des protocoles qui obèrent son avenir : il reste un système orienté
essentiellement vers la diffusion de documents alors que Tim Berners-Lee
voulait que chacun puisse également être un auteur. L'édition de pages et la
construction de sites restent difficiles, tandis que le support à la
collaboration de groupe, chère à Engelbart, est pratiquement inexistant.
http://interstices.info/display.jsp?id=c_23015&qs=id%3Djalios_5003
1994
- janvier 94 : OS/2
2.1
De plus en plus 32 bits. Amélioration du support des Windows (accepte en
plus les versions 3.0 . 3.1 !). Le produit sera vite décliné en 2 versions,
avec ou sans émulation Windows. Dans le second cas, on se sert du Windows
déjà installé sur le disque !
Et la version OS/2 SMP pourra gérer jusqu'à 16 processeurs.
-
Noyau
Linux 1.0, 30/3/1994
: écrit par Linus Torvalds, finlandais, étudiant en
informatique, passionné. Un geek à cette époque !
Linus, le perfectionniste, s'est enfin décidé à valider la version 1.0 de
Linux commencé en 1991. Sinon, sans la pression de ses correspondants, on en
serait peut-être encore à la version 0.9.x !
Précision : Linux désigne seulement le noyau dans le système d'exploitation
complet GNU/Linux. Il est en fait complété des logiciels libres GNU, à qui
il manquait à l'époque justement un noyau ! (ce noyau sera enfin disponible
en 2004, voir HURD).
GNU-Linux est un OS de spécialiste pour des spécialistes jusqu'en 2003
environ.
Et serveur réseau, déjà !
GNU-Linux se comporte comme un Unix au standard POSIX, mais ce n'est pas un
UNIX car le noyau Linux ne comporte aucune ligne de code d'origine UNIX
(grande attaque de SCO sur ce sujet en 2003-2004 ! ).
Multi tâches à temps partagé, multi utilisateurs. Très stable comme serveur.
Attention, TUX, la mascotte Linux est un MANCHOT (spheniscidé) et non pas un
pingouin (alcidé)!!! (Les deux se traduisent par Penguin en anglais, d'où la
confusion, quoi que le vrai pingouin - l'Alcidé - devrait se traduire par
auk).
Le manchot vit dans l'hémisphère sud à la limite de l'antarctique et dans
les îles Galapagos, il est incapable de voler. Voici à quoi ressemble un
pingouin !! Non, mais !!! (http://linuxanjou.free.fr/)
alcidé manchot
Ne pas confondre le
Pingouin torda - en
terme de taxon- avec les manchots des mers et terres australes appelés
“penguins“ par nos voisins britanniques! Notre Petit
Pingouin de
l'Hémisphère Nord est, lui, doté du vol. Les manchots et “nos“ pingouins ne
sont pas très proches sur le plan taxonomique. Leur ressemblance correspond
à ce que l'on appelle une convergence morphologique. Cela signifie qu'en 2
endroits du globe (ou plus), 2
espèces (ou taxons), éloignées sur le plan taxonomique, bénéficient des
mêmes adaptations biologiques par le biais de la sélection naturelle.
Extrait de
Pingouin torda - Alca torda - Razorbill
Sortir un OS, en
ligne de commandes (= CLI, Command Line Interface, écran texte comme celui
du vieux DOS), sans interface graphique en 94,
alors qu'il est désormais acquis que la GUI est l'avenir. Cela peut sembler
étrange. Mais Linux n'est pas destiné à cette époque pour les clicouilleurs
!
Plus tard sera écrit une version libre du serveur graphique fenêtré X-Windows : Xfree86. Cela va permettre l'apparition de belles interfaces
graphiques (comme KDE, GNOME ... = le concept et analogie du bureau Windows
!) .
C'est Ian Murdock qui, à la sortie
du noyau Linux 1.0 en 1994 après 3 ans de labeur de Linus, a réuni les
outils GNU et à fait le premier produit qui deviendra la première
distribution : Debian = "Deb" de Debra sa femme, + Ian !
Linus a participé à la distribution Slackware. C'est avec la Slackware que
j'ai découvert Linux pour m'initier à Unix sur un PC 486DX2-66 20 Mo RAM en
1997-98-99 ! Mais je suis loin de le maîtriser. J'ai déjà beaucoup de temps
consacré aux OS Microsoft. Mes pages Web "historique des SE
http://histoos.fr.st " sont juste une
activité d'historien amateur passionné !
- 8/09/94 : lancement de Windows NT 3.50 Workstation et NT 3.50
Server.
Changement de nom pour un positionnement qui sera enfin efficace à la
version NT 4 WS !
Et beaucoup de nouveautés qui feront plus tard le succès de NT 4 !
Cette version arrive au secours de la 3.1, apportant une forte amélioration
des performances (grâce au perfectionnement de la gestion des caches, en
diminuant les swaps sur le disque dur), une architecture plus riche et des
outils plus complets.
NT WS incorpore enfin un redirectreur client Netware.
Service passerelle Netware sur la version Server.
Cette déclinaison de NT 3.50 accroît les distinctions entre station et
serveur en apportant la possibilité de créer des groupes de machines
NT en 1 domaine NT.
Introduction notamment du support natif de TCP/IP, (complètement
réécrit, plus rapide, moins encombrant, devenant désormais le protocole de prédilection
de Microsoft).
Une architecture plus solide et plus performante.
Un service
serveur WINS (service de gestion des correspondances adresse IP-nom
de machine = résolution d'un nom "Windows ou NetBIOS" en adresse IP.
Donc plus convivial de faire référence au nom plutôt que pas son adresse IP
!). Certainement inspiré du DNS d'Internet et Unix. DNS apparu pour remédier
au problème de l'expansion explosive d'Internet au début des années 80.
On a trouvé aussi WINS dans LAN Manager 2.2c.
Cette
version fournit
pour la première fois dans le monde un serveur DHCP, qui a été
inventé, sous
les auspices de l'IETF, par un groupe dont Microsoft faisait partie.
On a trouvé aussi DHCP dans LAN Manager 2.2c.
Les capacités du service d'accès distant passent de 64 à 256 sessions
disponibles. Et ce RAS supporte IPX/SPX et TCP/IP.
Support de PPP et SLIP : protocoles qui autorisent TCP/IP à travers des
lignes asynchrones (modems) pour accéder à Internet. Remarquez que Microsoft
n'avait pas complètement raté le virage Internet, mais l'avait pas mal sous
estimé ... et croyait à une technologie propriétaire comme Compuserve, AOL,
MSN ...
Verrouillage des accès d'un compte si n échecs du mot de passe.
Serveur membre, qui ne participe pas à la sécurité globale du domaine, mais
dédié à une fonction comme hébergé un SQL Server. Utile en environnement
Netware ou Unix.
Redémarrage automatique sur incident avec écriture de l'état de la mémoire
vive sur disque.
Support des noms de fichiers longs sur FAT, jusqu'à 256 caractères.
Etc ...
Mais il manque encore des outils d'administration et des fonctions d'accès à
distance. La concurrence n'offrait rien, remarquez !
- DHCP :
l'adressage IP dynamique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/DHCP
http://www.commentcamarche.net/internet/dhcp.php3
- Microsoft commercialise MS-Mail
3.2, puis 3.2a, puis 3.2+, et finalement 3.5.
Simultanément Windows for Workgroups Mail est commercialisé.
- septembre 94 : une
copie écran d'une installation d'un client LAN
Manager 2.2c sur MS-DOS pour se connecter au réseau LAN Manager ou Windows
NT ou WpW, avec les protocoles NeTBEUI ou TCP/IP. Le produit client est
facile à installer, s'optimise seul s'il trouve de la mémoire XMS, fournit
les drivers pour la plupart des cartes réseaux du marché, propose de
modifier Windows 3 pour en profiter, et bien sûr peut travailler avec IPX :

Son successeur est le client
réseau Microsoft sur MS-DOS, qu'on trouve sur le CD-ROM de Win NT Server.
-
Microsoft OLE 2
- Novell
Netware 4.10. Très bon OS réseau. L'annuaire NDS va être apprécié dans les
grandes entreprises. Mais en PME, l'ancien NW 3.11, très fiable et stable,
résiste et les clients ne veulent pas en changer !
- La fusion entre SynOptics et Wellfleet, spécialisés respectivement dans
les concentrateurs et les routeurs, donne naissance à Bay Networks. 4 ans +
tard, en juin 98, la société est rachetée par Northern Telecom pour 6,7
milliards de dollars. Une acquisition significative de la convergence entre
réseaux de données et télécommunications.
- Création de Netscape par des membres du NCSA et sortie de
Navigator, dérivé multimédia de Mosaïc. Si l'on attribue à Tim Berners Lee
l'écriture du prototype original du Web, c'est bien Marc Andreessen, avec
l'aide d'Eric Biga, qui a conçu le premier navigateur mariant la simplicité
d'un outil graphique et la recherche en mode hypertexte. La création de la
société Netscape donne le départ des créations de start-up de la nouvelle
économie. Une fuite en avant que la chute des actions viendra corriger en
2001.
- Octobre 94, IBM lance OS/2 WARP (numéroté OS/2 3.0). Dernier essai face aux Windows
!
Le moteur d’OS/2 a été en partie réécrit pour cette version 3.0, WARP !
Totalement 32 bits, fonctionne rapidement dans 4 Mo de RAM !
Supporte Windows 3.11.
Prévu pour être porté sur d'autres architectures, notamment les
microprocesseurs PowerPC.
OS/2 n'était qu'un système d'exploitation sans fonctionnalités réseau de
poste à poste. Il fallait acquérir IBM LAN Server !
Désormais, on aura plusieurs gammes l'année suivante :
OS/2 WARP le système seul.
OS/2 WARP Connect, l'OS complété par des fonctionnalités de réseau poste à
poste, et station cliente d'un serveur.
OS/2 WARP Server = le serveur qui intègre LAN Server (un cousin de MS LAN
Manager).
OS/2 a manqué
d'applications pour en faire un succès commercial. Il ne s'est pas répandu
sur les postes de travail. On l'a trouvé essentiellement sur des serveurs
dans les environnements hétérogènes avec des sites centraux IBM, grands et
minis.
- La ville de
Besançon déploie le premier MAN en France ! Ce réseau métropolitain en
fibre optique remplace les liaisons trop chèrement louées à France Telecom.
Il passe entre autres par les réseaux d'égouts. Tolérance de FT. Première fracture dans le
monopole de France Telecom !
Le plan téléphone pour
rattraper notre immense retard en 1970 fut un succès technique en 10 ans,
puis un succès commercial. France Telecom s'est enrichi sur le dos des entreprises et
des français ... Résultat d'un monopole administratif et de syndicats
puissants à qui les directions donneront presque tout pour éviter la moindre
grève ! (idem chez EDF-GDF !)
(Il y a chez nous 2 pays, la France des nantis surprotégés, et la France qui bosse
dur, pour pas grand chose, et en silence ! je crois que c'est Alain Juppé
qui a dit qu'il faudra des dizaines d'années ou des siècles pour rétablir
l'égalité ! seul moyen sans nous ruiner : rogner sur certains avantages
exagérés des
uns)
Dans tous les pays,
l'opérateur téléphonique historique gardera la première place sur son marché
local, libéré dans son pays. Mais en France, c'est excessif ... les
challengers sur le marché de la voix ou de l'accès Internet subissent
beaucoup de tracasseries (mauvaises habitudes de notre ancienne
administration des PTT, ou concurrence libérale où tous les coups sont
permis ?)
Exemple en 2002 : 40 €/mois pour une ligne haut-débit (ADSL ou câble TV) à
0,5 M bit/s en France. A comparer aux 20 €/mois pour une ligne ADSL 2 M
bit/s en Asie !
- LDAP : Lightweigt
Directory Access Protocol, la version allégée du protocole d'accès aux
annuaires X500, dans le monde Internet ou TCP/IP . Il permet de partager
une liste d’adresses au niveau du serveur, une sorte d’annuaire simplifié.
C'est le dénominateur commun des principaux éditeurs d'annuaires.
Apparu en 1993 sous l'impulsion de l'université américaine, d'Ann Arbor
(Michigan), le protocole LDAP, s'est positionné comme un standard universel
qui normalise l'accès aux annuaires.
- NAT, Network Address
Translation, sur TCP/IP, publié dans la RFC 1631 :
http://www.safety.net/rfc1631.txt
La translation d'adresse entre une IP privée de son LAN et l'IP publique de
connexion au FAI, repousse la pénurie d'adresse IP publiques en permettant la renumérotation IP d'un site
en interne.
C'est une bonne solution pour partager un adresse Internet publique, éviter le gaspillage
d'adresses IP, avoir son réseau en classe IP privée, non routable sur le net ... et
donc d'avoir une sécurité accrue (mini
coupe-feu !) par rapport à une connexion directe de l'ordi par PPP sur un
modem vers son FAI !
- Internet se pose de plus en plus
comme une solution de communication globale.
Le nombre d'utilisateurs d'Internet a connu une progression fulgurante,
passant de 6 à plus de 20 millions entre 1992 et 1993.
- La norme Posix, pour le monde
Unix, devient une vraie référence.
- Commutation et Full Duplex
: Full Duplex Switched
Ethernet (FDSE) sur le 10 Mbit/s arrive mais impose des commutateurs (switchs)
: on passe alors à 20 Mbit/s = une technologie intermédiaire en attendant de
passer au 100 Mbit/s (Fast Ethernet 100 Base TX), et en Full Duplex à 200 Mbit/s !
La commutation par port (avec un seul poste par port) supprimant le besoin
de détection de collision, on peut transmettre en simultané sur les 2 paires
de fils de cuivre. C'est le duplex intégral.
L'Ethernet Full Duplex désactive la détection de collision pour assurer un
débit double. C'est la firme Cabletron, de Rochester, qui en est à l'origine
du FDSE consortium. Celui-ci a élaboré une méthode standardisée, une routine
séquentielle pour réaliser les auto détections.
C'est le commutateur qui fait la
détection de collision !
Bien sûr, la communication Ethernet se fait toujours sur les 2 paires de fils
de cuivre du
standard !
Les paires 1 & 2, et, 3 & 6. La paire des fils 1 & 2 en réception, la paire
des fils 3 & 6 en émission.
- Un aperçu des acteurs en
gestionnaires de réseaux
et des enjeux économiques à cette époque :
http://www.corse.inra.fr/uic/resobur/page5-1.htm
- Pour permettre l'interactivité des documents HTML sur le Web, par des
programmes exécutés sur le serveur, on ajoute des scripts CGI (Common
Gateway Interface), le plus souvent rédigés en PERL pour Unix, C ou C++.
En 1994, s'ajoute le langage Java développé par Sun Microsystems, qui
autorise le développement d'applications réseau indépendantes de la
plate-forme. L'exécution d'un programme Java exige simplement la présence
d'une JVM (Virtual Java Machine) compatible avec le SE local : Unix, Mac OS,
Windows. Elle exécutera sur le système local le code du programme transmis
par le réseau.
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